Qu’est-ce qu’une liposuccion ?

La liposuccion (ou lipoaspiration) est une technique opératoire qui consiste à aspirer des excès graisseux sous cutané localisés. La possibilité nouvelle d’aspirer la cuisse dans son intégralité (devant derrière et sur les côtés) permet l’obtention de remarquables résultats. Ceci est rendu possible par une liposuccion à l’aide de canules de plus en plus fines (jusqu’à 2mm de diamètre) qui permettent un travail d’une précision remarquable. On peut ainsi réaliser une véritable liposculpture de la cuisse en lui donnant de nouvelles proportions. Il est nécessaire de signaler que le bout des canules est mousse et qu’il ne traumatise donc pas les tissus dont l’architecture est conservée.

Comment se déroule une liposuccion ?

  • AVANT UNE LIPOSUCCION

    La première consultation pour une liposuccion est essentielle. Elle permet au chirurgien d’analyser votre silhouette et de vous dire si la liposuccion pourra répondre à vos attentes. Les éléments essentiels seront la quantité de graisse présente sous la peau et l’état de laxité de la peau. Il vous donnera également toutes les zones qu’il est possible de corriger.

    A l’issue de cet examen clinique, le chirurgien va vous donner tous les enseignements relatifs à l’intervention elle même. Cela vous permettra d’avoir les éléments nécessaires à votre réflexion. Un devis sera établi, mentionnant les honoraires du chirurgien, de l’anesthésiste et des frais de clinique. Il est utile de préciser que cette intervention doit toujours être réalisée en clinique, c’est médico-légal. Fuyez tout chirurgien qui vous propose une intervention dans son cabinet. Une fiche d’information vous sera également remise.

  • PENDANT UNE LIPOSUCCION

    Vous entrez le matin de l’intervention comme c’est d’usage en chirurgie esthétique. L’intervention dure une heure trente à deux heures en général pour une liposuccion moyenne ou importante. Une anesthésie générale est habituellement pratiquée. Une nuit d’hospitalisation est en général requise pour des questions de confort et d’analgésie post opératoire.

    Pour des liposuccions plus légères (une zone en général), une anesthésie locale pure peut être effectuée et une sortie de soir même en ambulatoire est proposée.A noter que les règles de la chirurgie ambulatoire imposent de sortir avec un accompagnant.

  • APRÈS UNE LIPOSUCCION

    Les douleurs d’une liposuccion s’apparentent à de fortes courbatures. Il n’y a pas de pansements particulier à réaliser ni de fils à retirer car ils sont tous résorbables. Le panty, ou vêtement de contention, devra être porté un mois et va aider la peau à se rétracter. Il va également vous éviter de gonfler en post opératoire et réduire les douleurs. Une durée de convalescence d’une semaine est habituellement nécessaire et suffisante. A rappeler qu’il n’y aura pas d’arrêt de travail car il s’agit d’une chirurgie non prise en charge par la sécurité sociale. Le résultat va apparaître progressivement après 2 mois à 70%. Les 30% restants dans l’année qui suit l’intervention.

Les réponses à vos questions sur la liposuccion

  • QUELLES DIFFÉRENCES ENTRE UNE LIPOSUCCION, LIPOASPIRATION, LIPOSCULPTURE, ETC… ?

    Aucune. Tous ces différents termes désignent une seule et même intervention mise au point en 1980 par un chirurgien Français, le Docteur Yves-Gérard ILLOUZ.

    Pourquoi donc autant de termes alors ? La popularité extrême de cette intervention a fait qu’historiquement de nombreux chirurgiens ont essayé de s’approprier cette intervention en inventant autant de termes que peut en comporter le dictionnaire.

  • QUELLES SONT LES ZONES ACCESSIBLES LORS D’UNE LIPOSUCCION ?

    De nos jours, toutes les zones du corps ou presque sont accessibles à la lipoaspiration. Les plus courantes sont : la culotte de cheval, la face interne des cuisses, les genoux, le ventre, les hanches. Plus rarement : les bras, les chevilles, les bourrelets du dos, les mollets ( les « jambes en poteau »), la cuisse sur sa face antérieure (« le devant de la cuisse »).

  • À QUEL ÂGE PEUT-ON SUBIR UNE LIPOSUCCION ?

    L’âge n’est pas un obstacle à cette intervention. C’est en fait l’état de santé et la qualité de la peau qui peuvent être un frein à la lipoaspiration mais en aucun cas l’âge de la patiente ou du patient. La consultation pré-opératoire permettra de répondre avec précision à la faisabilité de la liposuccion (mais ne pensez pas que votre âge peut être une contre-indication à un bon résultat de liposuccion).

  • QUELS SONT LES MODES D’ANESTHÉSIE POSSIBLE POUR UNE LIPOSUCCION ?

    • L’anesthésie locale: n’est possible que sur de petites zones ou l’excès de graisse est peu important, comme les genoux, un petit ventre ou une petite culotte de cheval par exemple.
    • L’anesthésie générale, enfin, est celle qui autorise l’aspiration de localisations importantes ou multiples.
  • VAUT-IL MIEUX ATTENDRE LES GROSSESSES AVANT D’ENVISAGER UNE LIPOSUCCION ?

    Ce n’est pas obligatoire. En effet, si la prise de poids est raisonnable au cours de la grossesse et que celle ci n’excède pas 10 à 12 Kg , le résultat de l’intervention ne sera pas altéré. Après la grossesse et le retour à son poids initial, le résultat sera parfaitement conservé.

  • QUELS SONT LES RISQUES OPÉRATOIRES LIÉS À UNE LIPOSUCCION ?

    Il faut d’abord savoir que la liposuccion a le taux de complications le plus bas de toutes les interventions de chirurgie esthétique, d’où son extrême popularité et son titre d’intervention la plus pratiquée au monde.

    Les risques possibles sont l’infection (cette complication est exceptionnelle et ne se voit pratiquement plus quand la lipoaspiration est effectué dans des conditions d’asepsie stricte et rigoureuse) et la phlébite (cette complication est également exceptionnelle et son traitement est essentiellement préventif, basé sur un lever précoce en postopératoire ainsi que la prescription d’anticoagulants préventifs).

  • QUELLES CICATRICES POUR UNE LIPOSUCCION ?

    Il s’agit de l’intervention de chirurgie esthétique ou les cicatrices sont les plus discrètes. Elles mesurent deux à trois millimètres de longueur et sont donc quasi invisibles après 6 mois à un an. Il y en a une en général par zone aspirée pour permettre l’introduction de la canule qui va réaliser le retrait de la graisse.

  • LE PHÉNOMÈNE DE « TÔLE ONDULÉE » EST-IL ENCORE D’ACTUALITÉ ?

    Il s’agit malheureusement d’une réalité dans la mesure ou la liposuccion a été souvent pratiquée par des médecins ne maîtrisant pas cette technique. Si le principe de la lipoaspiration est simple, sa réalisation nécessite une expérience importante. De nos jours, les chirurgiens bien formés n’ont plus ce genre de complications et la traditionnelle tôle ondulée ne doit plus se voir. Par contre, les irrégularités de la peau présentes avant l’intervention ne seront jamais corrigées par la lipoaspiration.

    La graisse est remplacée après 12 heures par un oedème et des ecchymoses (les classiques « bleus ») qui vont masquer le résultat définitif. Les ecchymoses disparaissent après 3 semaines à un mois . La résorption de l’oedème se fait progressivement mais les résultats commencent à être partiellement apprécié après un mois. La liposuccion a des résultats visibles après un mois et demi à deux mois. Après 3 mois, le résultat devient tout fait appréciable.

    Mais ce n’est qu’après 6 mois que le résultat définitif de la lipoaspiration est acquis. Il faut également savoir que selon les régions aspirées, l’oedème est plus ou moins long à résorber. Les chevilles par exemple restent gonflées 4 à 5 mois en général.

  • QUE SE PASSE-T-IL EN CAS DE PRISE DE POIDS SUIVANT L’INTERVENTION ?

    La graisse aspirée ne revient pas aux endroits opérés. Une culotte de cheval ne reviendra jamais comme avant par exemple. Cependant, la prise de poids va donner lieu à une surcharge en graisse qui va se localiser ailleurs, comme le dos ou les bras par exemple. Ce n’est guère mieux sur le principe sauf que si vous reperdez ce poids ultérieurement, la silhouette retrouvera son résultat obtenu par la liposuccion.

  • PERD T-ON DU POIDS APRÈS UNE LIPOSUCCION ?

    Non. Immédiatement après une lipoaspiration de 3 litres par exemple, on serait en droit d’attendre une perte de poids de 3 kilogrammes. Mais la graisse va être remplacé par de l’oedème après 48 heures. Or l’oedème étant constitué d’eau et l’eau étant plus lourde que la graisse, il n’est pas rare que les patients soient plus lourds immédiatement après l’intervention.

    En conclusion, il ne faut ni se peser ni se mesurer le lendemain de l’intervention mais attendre tranquillement la résorption de l’oedème qui donnera le résultat final. A terme, après 3 à 4 mois, la perte de poids sera effective, mais se mesurera surtout en tour de taille ou en circonférence de membre.

  • FAUT-IL FAIRE UN RÉGIME AVANT OU APRÈS UNE LIPOSUCCION ?

    Cette question est essentielle mais personne ne détient la vérité. La situation idéale est évidemment de perdre du poids par un régime adapté avant d’envisager quelqu’intervention que ce soit. Mais dans la pratique, ce n’est pas toujours facile dans la mesure ou les patientes sont souvent épuisées par de nombreux régimes dont l’efficacité n’est pas toujours au rendez vous. La lipoaspiration première peut alors avoir un rôle psychologique déclenchant dans la nécessité de perte de poids.

    De plus, cette perte de poids post opératoire va potentialiser et magnifier les résultats de la lipoaspiration.

  • QUELLE EST LA DURÉE DES « BLEUS » APRÈS UNE LIPOSUCCION ?

    Les « bleus » durent 3 semaines à un mois. C’est le temps de nécessaire à la résorption des ecchymoses.

  • LES ULTRASONS SONT-ILS UNE VÉRITABLE AVANCÉE TECHNOLOGIQUE ?

    Les ultrasons sont destinés à liquéfier la graisse afin de rendre plus facile l’évacuation de la graisse par l’aspiration. Ils ne remplacent donc pas la lipoaspiration mais en sont un complément. L’inconvénient des ultrasons est le risque de brûlures cutanées. Leur utilisation doit donc être strictement réservée à certains cas particuliers ou la lipoaspiration simple est insuffisante (en général, les amas graisseux déjà aspirées). Ce n’est en aucun cas la technologie aux ultrasons qui assure la qualité du résultat, mais l’expérience de votre chirurgien.

  • EST-ON MARQUÉ APRÈS UNE LIPOSUCCION ?

    Oui, en raison du gonflement par l’oedème mais aussi surtout par les ecchymoses (« les bleus ») qui sont très étendus. Les patientes disent souvent avoir « les jambes noires ». Mais c’est une évolution normale après l’intervention , et ce n’est absolument pas inquiétant . De même, l’oedème peut descendre jusqu’aux chevilles, voire sur le dos du pied après l’intervention.

  • UNE LIPOSUCCION EST-ELLE DOULOUREUSE ?

    Il s’agit d’une des interventions les moins douloureuses en chirurgie esthétique. Ces douleurs sont de type courbatures. Cependant la prise d’antalgiques adaptés réduit la douleur de façon très efficace. Ces courbatures persistent environ une semaine et seront remplacée par un inconfort pendant une semaine ou deux. Mais il est évident que tout cela dépend du nombre de zones et des quantités aspirées. Une « petite culotte de cheval » n’est pratiquement pas douloureuse. Enfin, il faut savoir que le port du panty réduit les douleurs et l’inconfort de façon importante.

  • LE PORT DU PANTY EST IL OBLIGATOIRE APRÈS UNE LIPOSUCCION ?

    Oui, pour plusieurs raisons. Il limite la progression de l’oedème, et rend les suites opératoires moins douloureuses. De plus en cas d’aspiration importante, il améliore l’accolement des tissus et donc la qualité des résultats. Il doit cependant être adapté à la taille et ne pas entraîner de striction au niveau des genoux .

La calvitie chez l’homme

L’Alopécie Androgéno-Génétique est responsable de plus de 95% de la perte de cheveux chez les hommes.

La fréquence de l’A.A.G est de 25% chez les hommes de moins de 30 ans et de plus de 50% chez les hommes de plus de 60 ans.

Il s’agit d’un processus progressif résultant d’une hypersensibilité génétiquement prédéfinie des bulbes pileux à la Di-Hydro-Testostérone (DHT) dérivée de la Testostérone.

Les patients souffrant une Alopécie Androgéno-Génétique présentent un raccourcissement du cycle pilaire au détriment de sa phase anagène entraînant une miniaturisation des cheveux suivie de leur chute prématurée et définitive.

La calvitie débute généralement par un creusement des golfes et un recul de la ligne frontale. Par la suite le processus atteint la région du vertex avec l’apparition d’une tonsure. Au dernier stade de l’évolution on voit disparaître le pont de cheveux séparant les régions dégarnies antérieures et postérieures.

L’évolution de la calvitie reste imprévisible et propre à chaque individu. C’est pour cette raison qu’il est primordial d’en tenir compte en particulier chez les sujets jeunes désirant recourir à une transplantation capillaire.

La calvitie chez la femme

Alopécie Androgéno-Génétique de la femme se différencie généralement de celle de l’homme par la préservation de la ligne frontale.

C’est une perte de densité plus ou moins diffuse débutant au niveau de la ligne médiane et s’élargissant progressivement vers les régions latérales.

Les neuf stades de l’échelle de LUDWIG représentent la classification la plus courante de la calvitie féminine

Technique Fue

Le principe est de prélever les unités folliculaires une par une à l’aide d’une sorte de bistouri cylindrique appelé « PUNCH » dont le diamètre varie de 0,7 à 0,9 mm en fonction des caractéristiques des cheveux (texture et calibre).
Cette technique a l’avantage de ne laisser que des mico-cicatrices punctiformes d’une taille inférieure au millimètre qui restent invisible même si les cheveux sont coupés très court.
Après rasage de la zone donneuse, la densité folliculaire est mesurée pour déterminer le nombre d’UF prélevable sachant qu’il est primordial de ne pas prélever plus de 30% des UF présentes au cm² pour éviter que la zone donneuse ait plus tard un aspect clairsemé. Le prélèvement doit ainsi être effectué sur la plus grande surface possible pour que la baisse de densité sur la zone donneuse soit harmonieuse et imperceptible à l’œil nue.
Après anesthésie locale de la zone donneuse, on procède minutieusement à l’isolation puis à l’extraction des UF.

Technique Fut

Cette technique consiste à prélever sur la zone occipitale une bandelette dont la taille dépend du nombre de greffons requis.
Après avoir déterminé la longueur et la largeur de la bande à prélever, les cheveux sus-jacents qui permettront le camouflage de la cicatrice immédiatement après le prélèvement sont relevés et maintenus avec un adhésif.
Les cheveux situés sur la bande sont rasés à une longueur d’environ 3mm. Ceci permet une visualisation précise de l’orientation des racines pilaires et garantit un prélèvement respectant l’intégrité des unités folliculaires.
Une série d’injections à l’aide d’une aiguille ultra fine permet de réaliser une anesthésie de la zone donneuse rendant le prélèvement totalement indolore.
L’incision du cuir chevelu se pratique sous loupes à fort grossissement de façon à être strictement parallèle au sens d’orientation des tiges pilaires afin de réduire au maximum le pourcentage de transsection et sauvegarder le capital de la zone donneuse.
Suite au prélèvement, on procède à une suture dite « TRICHOPHYTIQUE » qui permet aux cheveux situés sur les berges du prélèvement de pousser à travers la cicatrice.
Cette technique ne laissera qu’une fine cicatrice sous forme d’un trait discontinue et fin complètement noyée dans les cheveux sus et sous-jacents et pratiquement invisible.